Monday, November 22, 2010

Bee Beautiful





Je comprends les amoureux de la beauté
Il n’y a rien de plus beau
Vraiment

Je connais une petite fille
Une émeraude
Petite muse
Je vois la vie à travers ses yeux
Une chose magnifique

Elle ne s’est jamais plu dans l’obscurité
Elle et le soleil se cherchent
Pour ne cesser de briller, jamais

Je me plais à me mettre a sa place
Les images sont fortes
Les jardins en forme de couleurs
Les fontaines d’air
Les montagnes de ballons
Je flotte dans une marre
De douceur

Je rêve à tout ce qu'elle en fera

Elle voit la beauté mieux que les autres
C’est qu’elle sait la toucher
Elle ne la rêve pas
Elle la possède
J’ignore pour combien de temps

Elle me ramène à ma propre beauté,
Ma propre laideur
Leur proximité
Elle me rappelle ce que je devrais voir en moi
Voilà ce qu'est l'inspiration

Et alors je comprends combien sa beauté est importante
Sa manière de la voir
De la souffrir parfois
De l’aimer pour ce qu’elle est
En toute fierté
Et humilité

Et alors je me souviens qu'il ne faille pas envier
Jamais
Mais simplement continuer a chercher la beauté
Et ne jamais penser l'avoir trouvé

La beauté
Ce qu’elle est vraiment
C’est que je la vois en toute chose
Même en son absence
De la même manière que la pluie fait penser au soleil

J’imagine une fleur
Puis, le moment précis ou elle se met a fâner
C’est alors que je me vois forcée de repenser la beauté
Pour ne pas laisser ce qui vieillit devenir laid
Comme moi
Et toute personne
Et toute chose

Certain croient que la beauté est un cadeau
Je crois que le cadeau est de savoir la voir
Simplement

Friday, November 19, 2010

Talk me not



This time
No words
None necessary
Only music
The great language of the soul

How beautiful

Cheers where you are
Mister B.

Bryan McNamara and Souls' Calling's "Bianca."
Sax: Bryan McNamara
Piano: Parker Shper
Base: Rob Morse
Drums: Philippe Melanson

Thursday, November 11, 2010

Tuesday, October 19, 2010

Babies




Il est trop tard peut-être
Pour faire ce que les enfants font
Et comprendre tout ce qu’ils comprennent

Je regarde tout ce que l’adulte est
Et doit être
Son très grand sérieux

Il n’y a rien de mal au sérieux
Et je comprends, parfois
Ce concept bien simple
Celui de payer les factures

Quand je regarde l’enfant
Et que je me faufile en son esprit
Soudain et alors seulement
Je me rappelle
Mécaniquement
Librement
Un autre type de sérieux

L’enfant prend ce qu’il fait au sérieux
Il est occupé
À faire de biens grandes choses

À quel moment avons-nous cessé de prendre les ballons au sérieux?

J’ai envi de les remercier
Ces enfants
Pour les voyages
Que les grands films de sciences-fictions ont peut-être cherché à orchestrer
Pour chaque voyage dans le temps
Et leur accessibilité

Il suffit de suivre leur mouvement
Ou de deviner leurs pensées
Pour saisir ne serait ce qu’une parcelle d’innocence

Et de pureté

Sunday, October 3, 2010

Réplique






La réponse des autres
A ce que l'on fait

Lorsqu'ils s'impliquent
En action
On se dit qu'on les a touché
Ou mieux
On revoit en boucle l'implication qu'ils ont eu avant
Celle qui nous a d'abord inspiré
Et ils semblent venir retrouver ce que l'on a d'abord vu en eux
En ce qu'ils sont
En ce qu'ils ont fait
Tout ce qui m'a touché
Tout ce qu'ils sont
Et mon coeur
Peut-être qu'ils se se sont retrouvés en même temps

L'autre soir, mes amis
Mimi, Luks et Lamouchat
Parmi les plus talentueux de mes amis cinématographes
Sont venu
Filmer les plus beaux délires de ma vie
Pour une grande collaboration

Moi qui m'étais si souvent senti seule
J'ai compris que je n'ai jamais rien fait seule
J'entend encore chaque encouragement
Chaque incompréhension
Chaque question
Les silences
Ou abondons
Et la curiosité
Tous les sourires
Un moment avec l'un
Un autre avec l'autre
Les folies passagères de certains
Les rires aux éclats
Les symposiums, jusqu'aux plus délirants
Chaque accolade
Ils ont tous joués un rôle

Tout est un travail d'équipe
C'est pourquoi je crois
Qu'il faille rendre aux autres
Le bien qu'ils nous donnent

Merci a tous ceux qui ont répondu a UNO
En mots
En images
En temps
En présence
En pensées
Merci

Monday, September 6, 2010

8 et Demi






J'ai une famille
Comme tout le monde
Mais...
La mienne est un peu beaucoup grande

Très jeune, j'avais honte
De la différence
La très grande différence
Et ce, au moins jusqu'au milieu de ma courte vie
Imaginez une pelouse mauve

Pendant longtemps ou,
A partir du moment ou je commençais le deuxième tiers de ma vie
Ma famille m'effrayait
Elle était si grande et si... grande
Une grande marre pleine de boue

Un coeur multiplié par huit
Mille fois incompris
100 mille fois attristé
Même si, plus on est de fous plus on rit

Les batailles de perception
Ou les guerre de la Péloponnèse
Les folies démoniaques
Ou One Flew Over The Coocoo's Nest

Et puis, de nombreux jours plus tard
Avec un début de vieillesse
Et le temps qui l'accompagne
J'ai compris, du moins un peu
Car, oui, les vieux avaient a moitié raison
On comprend mieux quand on est grand
Et pas avant

8 fois plus de de larmes= 8 fois plus de rires
8 fois plus de folie = 8 fois plus d'imagination
8 fois plus de perceptions = 8 fois plus de pouvoir analytique
8 fois plus de cris = 8 fois plus de tolérance
8 fois plus de cadeaux a l'esprit
Et au coeur

Et en le réalisant
J'ai su me souvenirs...
Les matchs de baseball
Les blagues de papa
Le camping d'hiver, de tipis
Le magasinage chez les jouets Fillion
Les constructions LEGO
Les voyages en voiture et la vieille musique française
Les heures dans l'eau
Les anniversaires d'enfants
Les objets disparu des parents et les heures de punition collective, faute de coupable
Le partage obligatoire
Les popcicles au lieu du Bilboquet, 5 au lieu de 30 dollars
Les brosses a dents communautaires
Le karting a St-Hilaire
Les gardiennes qu'on détestait et qu'on faisait soufffrir
Le club de la ruelle Bloomfield
Les millions de dollars volé a maman pour des millions de bonbons
Et la sorcière avec plein de coeur dans face

La famille se différencie des autres
En ce sens ou l'on est obligé de l'aimer
Et quand on est obligé d'aimer
On est obligé de bien le faire
Si on veut apprendre bien aimer les autres, comme s'ils étaient famille
Et on apprend ainsi et ainsi seulement a aimer
Tous, qui qu'ils soient
Aimer sa famille est ce qu'il y a de plus proche de s'aimer soi

Cette modeste éloge n'a pas pour but d'encourager un baby boom
Mais de synthétiser
En quelques mots
Des centaines et des milliers de moments
Bonheur ou malheur
Même chose

Une grande boîte qui ne se refermera jamais.
Voila

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